
En visite à Ahuntsic-Cartierville le 13 août pour présenter deux candidates de Projet Montréal, son chef et candidat à la mairie, Luc Rabouin, a affiché sa couleur: oui aux vélos, mais aussi un grand coup d’accélérateur pour le transport collectif.
«Les pistes cyclables, cela fait partie de la solution pour améliorer la sécurité des gens, indique d’emblée M. Rabouin. Parce que nous, notre priorité c’est d’améliorer la sécurité pour les gens.»
Deux jours auparavant, sa principale rivale, Soraya Martinez-Ferrada (Ensemble Montréal, actuellement l’opposition officielle), annonçait qu’elle ordonnerait, si elle était élue, une enquête sur la sécurité du réseau cyclable et n’écartait pas l’idée de retirer certaines voies jugées dangereuses.
«Il y a un premier ministre conservateur en Ontario qui a voulu retirer des pistes cyclables et il s’est fait dire par la Cour qu’il ne pouvait pas le faire parce que ça allait diminuer la sécurité des gens», défend M. Rabouin.
Il n’est donc pas question pour lui de démanteler des pistes. Il admet toutefois que des corrections seraient possibles et que toutes les voies pour vélos ne sont pas parfaites.
«Il se peut qu’il y ait certains endroits où il y a des améliorations à faire et on est toujours ouvert à les faire chaque fois qu’on implante des pistes cyclables», assure-t-il.
Analyser ces pistes n’est pas non plus étranger à l’administration actuelle.
«Nous faisons du monitorage, nous faisons des ajustements.»
Sinon, il pense que Montréal peut encore agrandir son réseau cyclable.
«Dans nos deux premiers mandats de Projet Montréal, nous avons mis vraiment beaucoup d’énergie et beaucoup d’amour pour développer le réseau cyclable. Nous avions besoin de faire ça.»
Des réalisations dont il se dit fier et qui, selon lui, ont donné le résultat escompté: encourager plus de gens à enfourcher leur bicyclette pour se déplacer en ville.
Favoriser tous les déplacements
«Il y a maintenant des familles, des enfants, des personnes âgées sur nos pistes cyclables. Des choses que nous ne voyions pas avant dans nos rues parce que les gens ne se sentaient pas en sécurité», relève le candidat à la mairie de Montréal.
Mais le vélo – sans mauvais jeu de mots – n’est pas son seul cheval de bataille. Pour le prochain mandat, il veut s’attaquer au réseau de bus.
«J’ai été clair, ma priorité pour le prochain mandat, ce sera de mettre autant d’énergie dans le réseau de bus.»
Il rêve d’un réseau express plus vaste, capable de réduire la dépendance à l’automobile et d’éviter à des milliers de Montréalais de rester coincés dans le trafic.










